Toutes les questions (4 questions)

Q: Je ne comprends pas pourquoi mes employés étudiants semblent aussi démotivés à travailler. Que puis-je faire?

R:

Selon la théorie de l’autodétermination, il y a trois besoins psychologiques à la base de la motivation :

  • L’autonomie : besoin de se sentir à l’origine ou à la source de ses actions;
  • La compétence : besoin de se sentir efficace et capable d’effectuer des tâches de différents niveaux de difficulté;
  • L’appartenance sociale : besoin de se sentir connecté à d’autres personnes et de se sentir soutenu.

Les conditions qui soutiennent l'expérience d'autonomie, de compétence et d'appartenance favorisent les meilleures formes de motivation et d'engagement dans des activités, ce qui conduit à de meilleures performances, à une plus grande persévérance et à plus de créativité. En tant qu’employeur, vous avez le pouvoir de poser des gestes concrets favorisant l’atteinte de ces trois objectifs.

Q: J’embauche des jeunes, mais ils ne restent pas. Je me demande s’ils veulent réellement travailler. Comment les rendre plus travaillants?

R:

Les motivations et les besoins changent avec les générations. Des études ont démontré que, pour les jeunes, l’ambiance de travail est le déterminant le plus recherché. Il est donc important de s’intéresser à leurs besoins afin de les attirer, de les motiver et d’assurer leur rétention dans l’entreprise. Les organisations doivent désormais développer leur marque employeur, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous vous invitons à utiliser les outils d’accompagnement d'Employeurs engagés pour la réussite éducative et à questionner vos employés étudiants.

Q: L’un de mes employés étudiants me demande constamment d'augmenter ses heures de travail. Que faire?

R:

À titre d’employeur engagé pour la réussite éducative, votre rôle est de vous assurer que le travail ne nuit pas aux études de votre employé étudiant. Vous pouvez lui demander de consulter ses résultats scolaires afin de vérifier s'il concilie bien les études et le travail.

Q: Je manque parfois de personnel pour combler certains quarts de travail et il m’arrive de devoir demander à mes employés étudiants de travailler plus de 15 heures par semaine. Quelles peuvent en être les répercussions?

R:

En fait, le nombre d’heures n’est pas le seul facteur à considérer. Certaines recherches donnent à penser qu’au-delà du seuil de 20 heures de travail par semaine, les inconvénients pour l’étudiant sont plus importants. En fait, il n’existe pas de consensus par rapport à un seuil critique associé au nombre d’heures de travail. Le nombre d’heures de travail doit varier en fonction :

  • De l’âge et du sexe du jeune;
  • De la période de l’année (période d’examens, remise de travaux, relâche scolaire);
  • Du niveau scolaire (secondaire, formation professionnelle, collégiale ou universitaire);
  • Des contraintes liées au travail (fatigue, stress, manque d’énergie, horaire, mauvaises relations, contraintes physiques).

En tant qu’employeur, vous devez donc rester attentif aux signes de fatigue et vous informer régulièrement de l’état de l’employé étudiant.

Un mouvement piloté par

 

et porté par les 17 instances régionales de concertation (IRC)